Au nom des pères.

Publié le 30 Mai 2016

A l'occasion d'une de nos mutations et à la recherche d'une nouvelle maison à louer, nous en avions visitée une dont la décoration m'avait particulièrement étonnée.

C'était certes une affaire de goût car,.

 les goûts et les couleurs, les modes d'expressions ou de vies, peuvent être si différents d'une personne à une autre, d'un milieu à un autre, d'un pays à...un même pays, 

que nous finissons, malgré nous, par édulcorer notre jugement.

Mais pas que...

 

Ni bleu ni rose.

 

C'est plus tard, en réfléchissant à la personnalité de la propriétaire, une femme autoritaire dont nous aurions pu dire: "fichtre, c'est elle qui porte la culotte!", que je fis le rapprochement entre sa personnalité et ce "petit" détail qui avait retenu mon attention lors de cette visite.

Ce n'était pas l'étonnante position de la cheminée, l'obscurité de l'étage, le béton qui avait remplacé la pelouse dans le jardin, l'escalier moderne et dangereux, l'électricité défectueuse, le four qui n'était pas hermétique, les plintes qui se décollaient, l'alarme solaire qui se déclenchait à toute heure du jour, la douche qui fuyait, les portes qui gonflaient, la chaudière qui débloquait...

Non.

C'étaient des gravures accrochées sur les murs immaculés du salon, de l'entrée, de la montée d'escalier.

Elles ressortaient comme des mouches écrasées par ces tapettes en plastique qui sont devenues une spécialité de la région comme l'est celle de la brandade de morue..

 

Ces gravures représentaient toutes des femmes nues sur des chevaux.

Belles, musclées, mais surtout guerrières.

Des amazonnes évidemment.

Femmes "légendaires" dont la particularité, entre autre, mais essentielle,

 était d'organiser leur mode de vie, de société,

sans hommes.

Sans mâles plus précisément,

celui-ci étant "utilisé" uniquement pour la reproduction.

 

Les amazonnes, une légende?

Un modèle pour artistes de bandes dessinées en mal d'inspiration ou plus simplement de talent?

Pas si sûre...

 

Ni bleu ni rose

Autre temps, autres moeurs.

Nous évoluons maintenant dans une société éduquée, policée, où l'entente règne entre les invividus de sexe opposé.

Pour ce faire nous veillons à ce que la parité soit respectée dès le plus jeune âge en conditionnant l'enfant à la maternelle

 

Ni bleu ni rose,

mais blanc...

 

La petite fille ne doit pas jouer à la poupée ni le petit garçon aux pompiers.

 

 Adultes nous rappelons régulièrement à l'homme que la femme est son égal,

voire même,

un  peu plus.

 

Elle est placée à des postes stratégiques, surtout politiques, sans parfois obligation de compétences adéquates.

Son sexe et ses origines,

 ses origines surtout, car la tolérance est le panache d'une société civilisée,

priment sur tout le reste.

( Tolérance, tolérance...

D'un "sale blanc!" mon fils s'est vu insulter il y a quelques jours en rentrant à la maison, et encore, cette "charmante" apostrophe était lancée en français et non dans une langue exotique que madame aimerait enseigner dans les classes élémentaires...)

 

Chaque année nous célébrons la journée de la femme en grande pompe dans les pays où l'image de cette dernière est surexploitée, 

tandis que cette journée est passée sous silence dans les pays où c'est son corps qui l'est.

 

Chaque année nous décorons les mères de famille nombreuses, quand les pères sont ignorés.

Je me souviens pourtant quand mes 7 enfants et les 3 au Ciel ont été conçus;

je n'étais pas seule...

 

Je n'étais pas seule non plus pour les élever, et si j'ai été méritante,

mon époux l'a été tout autant,

et mériterait donc aussi cette médaille...

 

Mais enfin, mesdames de quoi avons-nous peur?

Et pourquoi avons-nous besoin de toutes ces manifestations pour conforter, rassurer,

un état qui est le nôtre?...

 

A quand alors, la journée de l'homme??? 

 

Ni bleu, ni rose.

 

Attention madame et autres héritiers complexés des années 68,

sur vos épaules, ( non pas carrées: dommâge), reposera la responsabilité d'une génération détraquée puis malheureusement manipulée.

Ainsi certains garçons en mal de virilité,

embrigadés et entrainés là-bas, 

reviendront semés la terreur ici.

Quand certaines filles en mal d'autorité et de féminité,

embrigadées et sacrifiées là-bas,

laisseront des familles desespérées ici. 

 

Ni bleu, ni rose?

 

Le débat est-il réellement là?

Ne suffirait-il pas simplement que chacun reste à sa place tout en étant fier de son état d'homme et fière de son état de femme sans vouloir se substituer à l'autre et "aller contre-nature"?

A aimer notre propre personnalité, nous aimerions notre prochain puis nous aimerions notre pays qui en a bien besoin.

Nous serions fiers de lui autrement qu'autour d'un ballon rond!

 

 Heureusement,

les hommes ont encore une fête des pères,

ouf!

Et je suis rassurée des demandes que l'on m'a faites pour eux.

Re-ouf!

Au nom des pères.

.

Bonne fête les papas!

Bonne fête mon chéri!

 

C'est vrai, cette année encore j'ai été en manque d'inspiration.

Mais ce n'est pas trop grave, 

car décidément,

ton plus beau cadeau:

 

c'est mouaaaaa!!!!

Au nom des pères.

.

Bien,

parlons peu ( enfin!!),

mais parlons Véranda!

 

Vous l'avez remarqué j'ai quelque peu délaissé mon site et n'ai plus beaucoup présenté de nouvelles créations ces derniers mois.

  Pourtant je n'ai cessé de travailler et ceux qui me suivent sur ma page faceBook Sous La Véranda, peuvent en témoigner.

 

Au nom des pères.

.

Si je reviens ici, ce n'est pas pour annoncer une reprise mais...

un arrêt de ma production.

 

Juste un temps,

et j'espère trouver de nouvelles conditions favorables en septembre pour m'y remettre.

Car entretemps nous partons vers de nouveaux horizons et quittons à regret cette ville que j'aimais tant et les amis que nous nous y sommes faits et que je regretterai.

 

J-15 avant notre déménagement et...

1 carton de fait! Yes!

 

Tous les 5 cartons je m'arrêterai pour préparer le mariage de monsieur 3ème:

que du bonheur!

 

Au nom des pères.

.

A un peu plus tard....

Rédigé par souslaveranda.over-blog.com

Commenter cet article

Dame Espadrille 19/06/2016 20:55

Bien Chère E,
Vous partez déjà et Jade n'ai pas eu le bonheur de vous rencontrer

Dame Espadrille 19/06/2016 20:49

Chère E,
Vous partez et nous n'avons même pas eu le temps de nous rencontrer

souslaveranda.over-blog.com 19/06/2016 21:16

mais vous étiez dans la région??

Sabine 17/06/2016 00:32

Chère Madame Véranda! Quel bonheur de te retrouver!
Merci pour ta prose, merci pour ta simplicité et merci encore de cette vérité que certains n'osent plus aborder!
du Nord au Sud, cette fois du Sud au Nord, mais tu ne perdras jamais le Nord! Bon courage pour tes cartons, et bon courage pour les préparatifs toujours aussi sympathiques d'un heureux mariage.
Avec toute ma fidélité et mon amitié.
Sabine

C.LANTERI 14/06/2016 21:49

Un très beau texte criant de vérité, merci à vous ! Courage pour toutes vos activités et à très bientôt sur la toile en septembre ...

LMDA 14/06/2016 19:58

Quel bel hommage rendu à votre époux, chère Evelyne ! Et je salue l'audace de votre plume... Profitez bien de ce dimanche pour fêter comme il se doit ce papa joliment mis à l'honneur et je vais tâcher d'être à la hauteur pour le nôtre :-)

L'ELU 14/06/2016 17:51

Tout juste et bien dit. Merci ma Chérie !
L'élu chanceux.